24 04 2014

Risaku Suzuki
Images issues de la série White
©Risaku Suzuki
Courtesy of Gallery Koyanagi

More

3 04 2014

More

3 04 2014
7 03 2014

Vincent Delbrouck
Images de la série As dust alights, Népal, 2009–2012

More

Vincent Delbrouck, Himalayan project

Je suis tombé plutôt récemment sur le travail de Vincent. A priori ce n’est pas le genre d’image qui attire immédiatement mon attention ayant une préférence pour une vision plus froide, plus nette. Force est de constater que son univers à la croisée de plusieurs mondes absorbe et que je suis sur le point de me laisser aller à un massage Shiatsu comme le photographe peut en proposer. Sacrebleu! Me voici à présent à moitié conscient feuilletant des images qui me semblent épaisses comme peintes. Des nuées de couleurs m’enroulent, mon environnement s’estompe. Je croise des personnages, j’entend le bruit de mes pas, ceux des pierres, celui des paysages. Je m’incline avec les arbres et m’étonne de leurs formes fossiles pareilles aux algues courbées par des courants puissants et millénaires. Pourquoi le ciel s’est-il liquéfié soudainement ? Les chevaux sont-ils devenus coquets ? Serions-nous revenus à l’origine
des temps ? Aucune réponse n’apparaît clairement. Les pistes sont brouillées. Un massage Shiatsu ? Plonger dans le travail de Vincent ? Aucune réponse non plus…

7 03 2014
7 03 2014

Vincent Delbrouck
Images de la série Some windy trees, Népal, 2010
Région de l’Annapurna (lower Mustang)

More

Robert Adams

Robert Adams aura 78 ans cette année et une vie bien remplie à explorer son territoire américain. Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu des images prises hors de son pays, quelques vues en Suède se trouvent ici mais rien de plus. Arpenter inlassablement son territoire c’est un truc d’américain ça ! De Denver en Californie, du Missouri jusqu’en Oregon où le photographe vit aujourd’hui : petite maison résidentielle sur une colline montagneuse, vue sur le lac et la route qui serpente. Il est quasiment inclus dans l’une de ses nombreuses compositions. Une mise en abîme vertigineuse.

Au Jeu de Paume ces jours, on observe son travail et ses tirages doux aux formats modestes. Une distance est de mise. Il faut observer, s’immerger. La relation de l’homme avec son habitat est bien sûr au centre du discours mais ce n’est pas aussi frappant que les explications l’imposent. Son exposition vaut le détour (celle plus vive de Mathieu Pernot aussi) et porte bien son nom : L’endroit où nous vivons. Qu’est-ce que je vous disais… On découvre aussi une activité d’édition intense dans des formes très classiques. 30 livres parus. De quoi passer de bons moment au coin du feu avec sa petite femme en tricot.

Pour en voir plus, je vous invite sur ce chouette site-exposition. Zen les jeunes.

20 02 2014
20 02 2014

Robert Adams
Images issues de la série From the Missouri West, 1975–78

À l’assaut de l’Himalaya, Larousse, 1952

Joli livre que ce titre publié tout juste un an avant que l’Everest ne soit vaincu. Sur un ton très narratif (la collection ne s’intitule-t-elle pas Contes et gestes historiques), on dresse le portrait (succinct) de quelques expéditions majeures au sein du massif des Géants, du Nanga Parbat à la Nanda Devi, de l’Annapurna au Kamet.

Si l’on peut noter de très chouettes illustrations, ainsi qu’un plat de couverture sérigraphié d’un beau rouge vif, on découvre également quelques beaux passages comme notamment cette description que fait Smythe du Kangchenjunga : « Figurez-vous une arête s’élevant de 1200 mètres. Amincissez, rabotez, aiguisez ses bords jusqu’à ce qu’ils soient aussi tranchants qu’un kukri* de Gourkha; puis entaillez de grandes brèches ces bords et perchez-y des tours rocheuses hautes de dizaines de mètres. Couvrez chaque parcelle unie d’une armure de glace et masquez tous les rebords avec de la neige, et vous aurez peut-être une très faible idée de l’arête ouest du Kangchenjunga ».

* Couteau tibétain, long et effilé

17 02 2014
17 02 2014

À l’assaut de l’Himalaya, Larousse, 1952

Klaus Thymann est à l’origine du projet Project Pressure lancé en 2008 et qui a pour objectif l’observation des glaciers et la création d’une base de données sur l’évolution de ces derniers. Classique. Klaus Thymann a l’air sympa mais il est passé en mode ONG à l’américaine au bout de deux emails et je n’ai eu l’autorisation de montrer que les images autorisés par le staff sur le site officiel. Celles qui m’intéressaient doivent demeurer secrètes bien qu’accessible à tous sur son site. Bizarre. Cette jolie série semble être un peu la partie off du projet. Je la trouve mieux et moins prétentieuse.

17 02 2014

Klaus Thymann
Project Pressure
Cotopaxi, Équateur, 2009
Speke, Ouganda, 2012

More

Le site de cette jeune photographe australienne : emmaphillips.net sur lequel on attend une nouvelle série intitulée Volcan et sur lequel on peut acquérir le livre SALT.

30 01 2014

Emma Phillips
Images de la série SALT

More

29 01 2014

Bertrand Trichet

24 01 2014

Delphine Renault
Dans l’ordre : Montagne 3 (au pied du Cervin), 2013; Montagne 2, 2010; Montagne, 2008; Sommet, 2007;
Manifestation de paysage, 2013; Ciel et ses bibelots, 2008

Lors de la traditionelle exposition de Noël organisée par le Magasin en décembre dernier alors que le public avait le nez en l’air, mon regard était plutôt regard fixé au sol. Présentée dans l’ancien musée de Grenoble, un lieu sombre et ténébreux, il vaut mieux faire attention à son parcours… Bien inspiré, je tombe nez à nez avec le Cervin aplati, comme déplié sur le sol
donc : Montagne 3 (au pied du Cervin), 2013. En relevant les yeux, j’échangeais quelques mots avec Delphine Renault, l’auteur de cette installation (dont on peut ici lire un entretien avec Timothée Chaillou, conversation moins succincte que la mienne). Bien inspirée (l’artiste cette fois), son site présente de multiples installations où la montagne, pour son pouvoir imaginaire, trouve une place assez cohérente si l’on comprend mieux les intentions de l’artiste. Synthétiques, méditatives, plastiques. Et l’on se revoit face à tel horizon, tel soleil ou tel montagne à convoquer telles images, tels sentiments. L’activation de la projection du souvenir, réel ou idéalisé, est ici à son maximum et c’est un ressort sur lequel Delphine prend un malin plaisir à jouer.

 

24 01 2014
24 01 2014

Delphine Renault
Sunlight, 2010

Une montagne de livres…

15 01 2014

More