80 ans après l’ouverture victorieuse du flanc ouest (Christian Almer, Peter Bohren, Charles Barrington) et suite la disparition d’une soixantaine d’alpinistes ayant tenté son ascension, la face nord est enfin vaincue en juillet 1938 en 3 jours d’ascension (Anderl Heckmair, Ludwig Vörg, Heinrich Harrer and Fritz Kasparek). En allemand on surnomme cette face: Mordwand soit le mur de la mort. Enthousiasmant.

À noter qu’en 2009, Ueli Steck a mis 2 h 47 minutes pour atteindre le sommet de la face nord par la voie Heckmair.

19 10 2012

Eiger, Suisse (3970 m)

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18 10 2012

Alban Kakulya, Jungfraujoch, 2007
High altitude research station (3850 m)

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18 10 2012

Station de recherche du Jungfraujoch
Laboratoire Sphinx

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Akos Major est un photographe hongrois
qui vit et travaille à Vienne en Autriche.

www.akosmajor.com

18 10 2012

Akos Major, Schwarzwand, Kitzsteinhorn et autour de l’Ötztal, Autriche
De la série Alps

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17 10 2012

Manolo Espaliu
Les Cèdres, Liban, 2009 (pour l’image de la vieille Volvo)
Faraya Mzaar, Liban, 2010 (pour les autres)

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Interview               Manolo Espaliu

La température est plus souvent proche de 42°C que de 0°C dans tes images. Tu es parti au Liban pour échapper à la canicule de Séville ? Quel était le but de ce voyage ?
En fait je ne fuyais pas du tout la chaleur de Séville puisque je pense que l’Espagne et le Liban sont assez proches en terme de climat. Je suis allé au Liban pour écrire un article et faire des images autour des stations Libanaises et de la pratique du ski, en particulier sur Faraya Mzaar. Ce travail était commandité par un magazine espagnol d’outdoor nommé Paraisos de Nieve.

Il y a quelques années le ski était ma passion tout comme la photographie et les voyages. Tu te doutes bien qu’aller faire un article sur le ski au Liban ce n’était plus du travail mais une véritable aubaine. J’adore voyager et découvrir d’autres cultures, en particulier les pays Arabes dans lesquels je me suis souvent rendu. Le Liban est un pays toutefois assez différent de ces derniers je trouve. Là-bas je me sens comme à la maison, les gens sont accueillants, la nourriture est incroyable et la campagne très belle. Je me suis aussi beaucoup intéressé à son histoire par le bais de nombreuses lectures.

As-tu une attirance toute particulière pour la montagne et le paysage ou tes « intérêts » photographiques se trouvent en général ailleurs ?
J’ai toujours aimé la montagne. Ma ville est très plate donc aller en montagne m’a toujours paru comme atterrir dans un autre monde. Ainsi j’ai passé pas mal de temps en montagne ayant même été pendant 2 ans prof de ski donc tu peux imaginer combien cet environnement est important pour moi. Concernant la photographie, en effet je m’intéresse au paysage et à sa relation avec le développement urbain et la société mais pas uniquement. L’histoire est un aspect que j’aime explorer et comme tu le sais l’histoire du Liban est très riche. À Byblos par exemple tu peux trouver des vestiges à la fois Egyptiens, Phoéniciens, Romains, Byzantins et Perses le tout dans seulement quelques mètres carrés !

À partir de ces images commanditées, penses-tu vouloir explorer quelque chose ? Établir une série plus personnelle ?
J’aimerais revenir au Liban et y passer plus de temps afin de mieux comprendre le pays. À vrai dire je risque probablement d’y retourner l’année prochaine afin de faire des images pour les cérémonies d’Ashura mourning dans le sud. Les rites religieux sont des moments que j’apprécie photographier dans la mesure où ils me permettent de mieux saisir des choses parfois difficile à comprendre.

Quelles sensations ce trip au Liban t’as laissé ?
Pour dire vrai, c’est un mélange de sensations. Je me suis senti très bien accueillit et le contact avec tout le monde a été génial. En tant qu’espagnol je pense qu’il y a de nombreux points commun entre ces deux pays. Que ce soit le climat, la nourriture, etc. mais les nombreuses confessions religieuses de ce territoire ont formées plusieurs pays au sein du seul et unique Liban. La pression des pays fontaliers comme la Syrie, Israël, etc. détruisent aussi un peu de son essence où des commautés, chrétiennes et musulmanes par exemple, ont jadis toujours vécus en paix. Mais l’envie d’y retourner par dessus tout pourrait très simplement expliquer mon feeling à propos de ce pays. C’est fascinant d’avoir ce pan de l’histoire à portée de main, ces merveilleuses montagnes, cette côte infinie et ces habitants si agréables dans un seul et si petit pays.

17 10 2012

Interview réalisée par les voies electroniques,
le 11.10.2012

Partir pour un mois faire du snowboard au Japon. Voilà le décor de ce livre qui va à l’essentiel tant sur le fond (deux riders à la découverte des spots Japonais) que la forme (sobriété et impression très clean par Druckerei Odermatt qui par le biais de Erich Kaiser reçoit le prix Tschichold cette année). On plonge dans le récit facilement, entre images d’ambiance et de snowboard, noir et blanc et couleurs. Petit bémol sur les textes trop descriptifs à mon sens. On rêve tout de même d’y être.

Le livre peut se commander ici :
www.hakuin-verlag.com 

17 10 2012

Yves Suter, Strawberry snow
Hakuin Verlag, 2011

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Thank you Yves.
I wish I had been in Japan with us !
www.yvessuter.com

17 10 2012

Yves Suter, Japan, 2011
De la série In transit 

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Annabelle aka Annab
www.annabellefolliet.com

17 10 2012

Annabelle Folliet
Les Arcs, 2012

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Interview               Annabelle Folliet

Tu peux me dire comment tu en es venu à cette série, à t’intéresser à la montagne ?
À la base de cette série, il y a une proposition de résidence d’artistes aux Arcs. L’objectif était de créer une exposition conçue comme un parcours d’arts contemporain visible à ski. Ce projet a été imaginé par Alexandre Roccuzzo, jeune commissaire d’exposition. J’ai donc été 2 fois 1 semaine en résidence aux Arcs; malheureusement le projet global n’a pu aboutir. Une nouvelle forme d’exposition est actuellement en pourparler avec les remontés mécaniques et les différents offices du tourismes des Arcs.

Pourquoi les Arcs, c’était un lieu que tu connaissais déjà ou une découverte ? J’imagine qu’en fonction on aborde les choses différemment. 
Les Arcs est ma station d’adolescence, on allait là bas tout les dimanches de la saison quand j’étais au lycée, on avait une formule train + forfait depuis Chambéry. C’est donc un domaine que je connais bien par rapport à d’autres stations.

Lorsqu’on m’a proposé le projet de résidences d’Artistes aux Arcs, je me suis dit que c’était un coup du destin!

De plus c’est une station très marquée par l’histoire de l’architecture de montagne. En effet le domaine possède quatre sites (1600, 1800, 1950 et 2000) qui représentent chacuns une période avec des style de bâtiments différents. Arc 1600 mériterai que l’on s’attarde sur son architecture absolue, pensée jusqu’au moindre détail, un véritable bijou! (Cf: ici).

J’ai toujours été intéressée par l’architecture, la structure urbaine d’une ville. Ici, les formes architecturales ressortent d’autant plus car elles ne sont pas noyées dans l’urbain, mais confronté à une nature pelée. Du coup la station des Arcs a été pour moi un terrain de jeux idéal pour faire des photographies!

L’aspect narratif et personnel transparaissaient fortement dans tes séries récentes. Ici c’est plus distancié. Tout du moins rien ne vient s’opposer à l’aspect très formel de l’image ce qui était le cas avec les insertions de textes dans La mémoire du Caméléon. La montagne a imposé son silence ?
Effectivement dans mes dernières séries, l’aspect narratif avait une place importante dans la création de  fiction par un décalage que le texte créait avec l’image. Dans La Mémoire du Caméléon, l’image et le texte racontaient deux choses différentes, c’est dans cette confrontation que prenait place l’imaginaire. Pour Arcs, je n’étais pas dans le même besoin. La fiction était déjà présente de façon forte dans le paysage. Dans la série Arcs, j’ai donc essayé de photographier des indices qui se répondent les uns entre les autres et tentent de confondre la station de ski avec la station orbitale. Je pense que l’univers de la station de ski crée un nouveau type de paysage. La science fiction est possible en un tel lieu. Cet espace créé, façonné par l’homme, semble tout droit sorti de visions fantasmées de paysages lunaires. Lorsque tout se couvre de blanc, la station quitte le domaine du terrestre pour entrer dans le spatiale.

Alors oui, la montagne a imposé son silence!

Peut-on voir un lien entre Arcs et les autres séries ? Une idée qui chemine, qui oblique ? Oui je pense qu’il y a un lien évident dans la recherche fictionnelle qui est une partie inhérente de mon travail depuis le début. Il y a aussi un lien dans la façon de faire ces images, dans les cadrages, les choix des objets photographiés, les paysages, l’architecture.

17 10 2012

Interview réalisée par les voies electroniques,
le 11.10.2012