Ce livre du photographe suisse Matthieu Gafsou regroupe l’ensemble des images de sa série Alpes débutée en 2008. Plus d’informations chez 19/80 Éditions.

19 11 2012

Matthieu Gafsou, Alpes
19/80 Éditions, 2012

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Ce livre regroupe des récits sélectionnés parmi les trois volumes autobiographiques de Chris Bonington : I Choose To Climb (1966), The next Horizon (1973), The Everest Years (1986). L’ensemble des images présentées dans des encarts et liées aux textes sont de l’auteur.

Des commentaires sur cet ouvrage passionnant dans le post ci-dessous.

19 11 2012

Chris Bonington, Les horizons lointains
Éditions Nevicata, 2011

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Les horizons lointains            Chris Bonington

Chris Bonington c’est un mec qui à chaque retour d’expédition dit à sa femme qu’il ne retournera plus en montagne mais qui de 1951 à 2000 ne passe pas une année sans y retourner. Un classique. Des escalades aux Pays de Galles en compagnie de son mentor le rude écossais Hamish MacInnes aux sommets himalayens vingt ans plus tard, avec l’anglais Chris Bonington on parcourt le monde en bonne (et britannique) compagnie : Don Whillans, Dougal Haston (la directe de l’Eiger vous vous rappelez), Doug Scott, Pete Boardman et Joe Tasker, Nick Escourt, etc.

Chris Bonington c’est un mec qui ne s’embarrasse pas d’exotiques descriptions. Les longues marches d’approches s’effacent au profit de l’essentiel : la voie vers le sommet. Il en ouvre d’ailleurs de nombreux et pas des moindres. Ses récits racontent cela mais aussi le quotidien des équipes (on urine directement dans les parois des abris taillés dans la glace, vu les températures il n’y a pas d’odeur – chouette), leurs tensions (Bonington en tant que chef d’expédition a su en susciter un paquet), leurs stratégies et leurs drames tout aussi nombreux que leurs succès. Une drôle de vie que celle de celui qui perd inexorablement tous ses amis au fur et à mesure. Une fatalité qui rend affreusement insensible.

Chris Bonington c’est un mec qui ne suit pas d’autre philosophie que celle très simple de conquérir le sommet. La technique alpine, celle de siège, l’apport en oxygène, peux lui importe. Chaque situation impose sa manière de faire et lui se laisse guider tantôt par les cordes fixes tantôt par son audace. De bonnes inspirations faut-il croire puisqu’il est encore vivant ! Un miracle vu le nombre d’amis qui disparaissent sous ses yeux.

Au final c’est 470 pages d’une vie bien remplie. Le récit d’une riche période pour l’alpinisme et les ascensions de quelques voies majeures comme le pilier du Frêney (les trois piliers à gauche de l’image), l’Eiger, la face sud-ouest de l’Everest, la face sud du Nuptse, l’Ogre (Baintha Brakk) et le merveilleux Shivling. Des endroits mythiques soulignés par les belles images de l’auteur qui viennent découper l’ouvrage en plusieurs sections. Un livre prenant.

18 11 2012
16 11 2012

Alexis Pike
De la série Claimed landscape, 2005—2009
Vers le Sawtooh Range (Rocky mountains) et Idaho Falls, Idaho, USA

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12 11 2012

Gian Paul Lozza
Images issues des séries : Snowboard et Mountains

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Comment ne pas encore fois apprécier ce trio mythique ! Promis après j’arrête.

12 11 2012

Gian Paul Lozza
(Dans l’ordre)         Eiger        Mönch        Jungfrau

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Retour sur l’Eiger encore une fois dans ce blog. Une montagne fascinante. Un véritable siège de la montagne que cette ascension (1966) hivernale par une voie directe, renommée voie John Harlin suite au décès de ce dernier pendant l’ascension. Chris Bonington est derrière l’objectif pendant qu’une équipe allemande concurrence la cordée Harlin. Les caméras sont braquées sur la face nord, les critiques vont bon train (cf. quelques citations ci dessous témoignant du choc entre anciens et moderne) et sur la paroi se révèle Douglas Haston. Un jeune grimpeur écossais qui plus tard ouvrira la face sud de l’Annapurna ainsi que la face sud-ouest de l’Everest sous la direction de Bonington justement.

11 11 2012

Peter Gillman et Douglas Haston
La directissime de l’Eiger, Le Seuil, 1967

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Directissime de l’Eiger           Le choc des générations

À l’occasion de cette ascension de l’Eiger de nombreux commentaires ont été fait et qui témoigne bien du choc générationel de cette époque. L’Eiger, sommet mythique de tout temps, a cristallisé ce conflit. L’évolution du matériel offrant désormais de nouvelles possibilités, les jeunes grimpeurs voient s’élargir le champ des possibilités mettant à mal les principes traditionnels de l’alpinisme. L’ouverture des voies commence à utiliser les premiers éléments de ce que seront par la suite les outils usuels des ascensions artificielles : jumar, étriers… Comme le rappellent Gillman et Haston de le livre : Ils oubliaient le principe fondamental de l’alpinisme: chaque grimpeur est maître de son choix et l’intégrité de ses méthodes ne regarde que lui. Un débat qui n’est toujours pas clos et dont les positions varient avec les périodes voire même chez un même individu avec le temps !

Si l’on peut résumer ainsi, on dirait que l’escalade libre utilise un certain nombre d’outils dans le seul but d’assurer la sécurité du grimpeur, sa progression se faisant par sa seule impulsion physique suivant les faiblesses du support. En artificiel les outils aident également à la progression de ce dernier (tractions, points d’appuis artificiels, etc.) permettant ainsi de se priver de la recherche d’une voie d’accès naturelle si l’on peut oser ce mot.

Du journal suisse Sport : Il est profondément regrettable que les héritiers de la technique moderne des Alpes orientales aient donné cette mauvaise démonstration sur des sommets suisses. S’il avaient vaincu, ils n’auraient réussi qu’à souiller un de nos grands sommets et réduire les nobles traditions de l’alpinisme à des acrobaties de singes.

Dans l’Alpine Journal : On peut dire que la face nord de l’Eiger ne présente qu’une valeur faible, voire nulle du point de vue de l’alpinisme.

De Gillman et Haston : Pour les Anglais traditionnels planter un piton dans le rocher était aussi scandaleux que de chasser le renard avec un fusil.

11 11 2012

Lunaire encore une fois !

www.thomasrousset.com
from Grenoble !

8 11 2012

Thomas Rousset
De la série The God Finger, 2007 © ECAL
(Dans l’ordre)       Saulire, Méribel        Le Cochet, St Martin de Belleville       Rocher du Cornillon, Fontanil-Cornillon

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Annabelle Foliet dans la première interview de ce blog disait des stations de ski : Lorsque tout se couvre de blanc, la station quitte le domaine du terrestre pour entrer dans le spatiale. Un monde de science-fiction. À Oukaïmeden, sans nul doute, on se sent sur une planète lointaine et abandonnée.

Ben tentera de nous donner plus d’informations sur son et ce travail très vite. En attendant cette série est déjà bien relatée ici et ce par le biais de légendes assez détaillées. Une attention « chic » et très chère à nos anciens photo-reporters.

4 11 2012

Ben Roberts
De la série Oukaïmeden
Maroc, Janvier 2012

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